1er janvier - Jour de l’An

Date fixe (14 janvier dans certaines Églises orthodoxes selon le calendrier julien) (du terme latin annus, signifiant « cercle » et symbolisant la roue du temps)

Le premier jour de janvier du calendrier grégorien marque le début de l’année civile, l’année liturgique catholique commençant plutôt avec l’avent. Comme dans toutes les cultures, la veille du jour de l’An est un moment de recueillement où chacun médite sur les erreurs commises pendant l’année écoulée et se concentre sur ses nouveaux projets. Selon la coutume, l’heure est à la prise de résolutions visant à briser les mauvaises habitudes que l’on souhaite laisser au passé.

Autrefois, Noël était une fête essentiellement religieuse, tandis que le jour de l’An donnait lieu à des échanges de cadeaux, appelés « étrennes » (le verbe étrenner signifie « mettre un vêtement pour la première fois »). Au Québec, au tournant des années 1960, la remise de cadeaux est devenue une tradition de Noël.

Au Canada, le jour de l’An s’inscrit dans la magie du temps des fêtes, période de festivités qui s’étend de Noël à l’Épiphanie. Les proches et les amis en profitent pour se réunir, parfois autour de grandes tablées.

6 janvier - Épiphanie – Christianisme

Date variable, le 6 janvier ou le premier dimanche après le 1er janvier 

(du terme grec epiphaneïa, signifiant « manifestation (ou apparition) de Dieu ») 

Mieux connue depuis le XIXe siècle sous l’appellation de fête des Rois, l’Épiphanie marque la fin de la période des fêtes et rappelle la visite des trois mages à l’enfant Jésus. Ayant été prévenus de la naissance du Messie, les rois se sont laissé guider par une étoile scintillante jusqu’à Bethléem. Ils offrirent à l’enfant de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Fixée au 6 janvier, soit douze jours après Noël, l’Épiphanie fut, pendant quatre siècles, l’unique fête chrétienne soulignant la venue du Messie dans le monde. 

Aujourd’hui, cette fête se célèbre le 6 janvier ou le premier dimanche après le 1er janvier. 

Le jour de l’Épiphanie, on se partage la galette des Rois, autrefois appelée « gâteau des Rois ». Cette coutume, dont l’origine remonterait aux Saturnales romaines, est apparue en France au XIVe siècle. Selon la tradition, la personne qui découvre la fève cachée à l’intérieur de la galette est nommée roi ou reine de la fête et a le privilège de porter pendant toute la journée une couronne de fantaisie. 

Dans la ville de Québec, depuis 2003, l’Église catholique a repris la symbolique des rois mages, venus d’Orient, pour célébrer une messe interculturelle rassemblant des fidèles de tous les continents. 

9 janvier - Nouvel An bouddhiste – Bouddhisme Mahayana 
Date variable, jour de pleine lune

En Extrême-Orient, ce jour de la première pleine lune de janvier, qui annonce le début de l’année liturgique bouddhiste, est surtout souligné dans les temples. En effet, dans cette région du monde, on fête plutôt le Nouvel An chinois, jour de grandes manifestations culturelles aux accents festifs. 

1er février - Nouvel An chinois et vietnamien

An 4720 du calendrier chinois (année du tigre d’eau)

L’appellation de Nouvel An chinois (Chūn Jié) est impropre, car ce premier jour du calendrier lunaire de la Chine est aussi célébré dans certains pays voisins, notamment au Vietnam (Têt Nguyen Dan) et en Corée (Seollal). La fête commence la veille et dure de trois à sept jours, selon les pays. Il s’agit du festival le plus important et le plus éclatant de l’année.

Pour placer l’année sous de bons auspices, il est primordial de liquider le passé en se libérant de ses dettes et en demandant pardon pour les offenses commises. Puis, on nettoie sa maison, on la décore avec des fleurs de saison et des mandarines en guise de porte-bonheur et on porte des vêtements neufs.

Pour chasser les mauvais esprits, les Vietnamiens plantent un arbre devant leur maison et les Chinois font éclater des pétards. Le rouge, couleur de la prospérité, prédomine dans les vêtements et les ornements. Cette fête du Nouvel An est avant tout une célébration familiale : on visite ses proches, on leur offre ses meilleurs vœux et on rend un culte aux ancêtres. Les aînés remettent aux enfants des enveloppes rouges contenant des pièces de monnaie. Le clou de la journée : l’éclatante danse du dragon.

Ces dernières années, la coutume des pièces de monnaie s’est perpétuée dans certains temples au Québec, tandis que la danse du dragon au son des tambours et des pétarades anime pour l’occasion les quartiers chinois de différentes villes en Occident.

2 février - Fête de la Chandeleur

Présentation de Jésus au Temple de Jérusalem – Christianisme catholique et orthodoxe 

Date fixe (15 février dans certaines Églises orthodoxes selon le calendrier julien) 

Cette très ancienne fête chrétienne, qui a lieu quarante jours après Noël, est mieux connue sous le nom de Chandeleur (« fête des chandelles »). Elle vise à commémorer la présentation du jeune Jésus au Temple de Jérusalem pour la célébration de rites religieux et sa rencontre avec un sage prénommé Syméon. 

Cette fête, qui coïncide avec le jour de la Marmotte américain, est célébrée par les chrétiens catholiques et orthodoxes, mais pas par les protestants. À l’époque de la Rome antique, elle s’accompagnait d’une procession des cierges. Le pape Gélase Ier distribuait, ce jour-là, des crêpes aux pèlerins venus de loin. La tradition de manger des crêpes à la Chandeleur s’est ensuite perpétuée. 

Plus récemment, les fidèles emportent, à la fin de la cérémonie, un cierge bénit en guise de protection, la lumière chassant le mal. 

14 février - Saint-Valentin, fête de l’amour

À première vue, la célèbre fête de l’amour a peu à voir avec le martyr saint Valentin. Il faut toutefois savoir que, du 13 au 15 février, les Romains de l’Antiquité célébraient les Lupercales, un festival dédié à Lupercus, dieu de la fertilité. Février (du latin februarius) était aussi consacré à Junon Februata, déesse de la fécondité et de la purification. Ce mois, qui marque la fin de l’hiver et de l’année romaine, était considéré comme un moment propice pour nettoyer et préparer le renouveau du printemps. 

Vers 498, sous l’Empire romain christianisé, le pape Gélase Ier a choisi le 14 février pour célébrer la fête de saint Valentin, qui est devenu, au fil du temps, le patron des couples. 

La dimension amoureuse de la fête n’est apparue qu’à la fin du Moyen Âge. Au XIXe siècle, on envoyait ce jour-là un billet doux à la personne aimée, tradition qui serait à l’origine des cartes de la Saint- Valentin, d’abord faites de papier dentelle, puis de papier imprimé. On accompagnait le tout de fleurs et de boîtes de chocolats en forme de cœur (inventées en 1868 par le chocolatier Richard Cadbury), avec profusion de cœurs rouges. 

Aujourd’hui, sous l’influence américaine, les cartes de la Saint-Valentin sont destinées aux amoureux, mais aussi aux amis chers. À l’école, les élèves bricolent leurs propres cartes de vœux.

2 mars - Mercredi des Cendres – Christianisme

Pour se préparer à la célébration de Pâques et pour méditer sur le sens de la vie de Jésus ainsi que sur le message du christianisme, les chrétiens de toutes les confessions pratiquent le carême, une période de quarante jours consacrée à la pénitence, à la prière, à la privation et au jeûne. Ce pèlerinage spirituel vise à rappeler les quarante jours que Jésus a passés dans le désert, au début de sa vie publique, à lutter contre le mal et les tentations de Satan. 

Dans l’univers catholique d’aujourd’hui, certains fidèles s’abstiennent de viande le mercredi des Cendres et le Vendredi saint ; d’autres se privent de sucreries ou autres gâteries. 

Pour les catholiques, le carême débute le mercredi des Cendres, tandis que les orthodoxes entament cette période de recueillement le lundi pur. À l’église, le prêtre dépose de la cendre sur le front des fidèles. La cendre, symbole de pénitence et de repentir, rappelle à l’être humain qu’il n’est que poussière et que son esprit relève de Dieu. Les protestants commémorent le mercredi des Cendres, mais ne font pas carême. 

2 mars - 14 avril Début du Grand Carême – Christianisme orthodoxe

Dans les Églises orthodoxes, le lundi pur marque le début du Grand Carême, période de préparation à Pâques qui se termine le vendredi avant le dimanche des Rameaux. Pendant ces jours d’abstinence et de jeûne (voir mercredi des Cendres), on évite de consommer de la nourriture d’origine animale, y compris des œufs et des produits laitiers. 

La semaine, on ne boit pas de vin et, autant que possible, on mange un seul repas par jour (deux la fin de semaine). La pratique du jeûne est perçue comme une épreuve de fidélité, un retour à l’essentiel, un acte d’épuration pour mieux apprécier le sens de Pâques.

8 mars - Journée internationale de la femme

En 1909, le Parti socialiste instaurait aux États-Unis la Journée nationale de la femme. L’année suivante, on y célébrait la première Journée internationale des femmes, à l’initiative de l’Internationale socialiste, une organisation mondiale rassemblant les partis de gauche. 

À cette époque, les femmes revendiquaient le droit de vote, le droit au travail et le droit à l’équité salariale, et dénonçaient l’exploitation et la discrimination dont elles faisaient l’objet. En 1912, à Lawrence, au Massachusetts, les femmes ont joué un rôle décisif dans la célèbre grève du textile, qui avait pour slogan « Du pain et des roses ». À l’approche de la Première Guerre mondiale (1914-1918), les rassemblements de femmes ont pris une tournure plus pacifiste. 

Cette guerre s’étant révélée extrêmement meurtrière pour la Russie, des travailleuses du textile ont déclenché à leur tour une grève, le 23 février 1917 (soit le 8 mars selon le calendrier grégorien), pour réclamer « du pain et la paix ». Cette manifestation est à l’origine de la Révolution russe, qui a incité, quelques jours plus tard, le tsar à abdiquer. Le gouvernement provisoire a accordé le droit de vote aux femmes. 

En 1921, Lénine décrétait le 8 mars Journée internationale des femmes. Cette date sera adoptée plus tard par l’ensemble des pays d’Europe de l’Est. L’Assemblée générale des Nations Unies a officialisé, en 1977, la Journée internationale de la femme, ou Journée pour les droits de la femme et la paix internationale. 

En 1995, le Québec a organisé la première Marche des femmes contre la pauvreté, aussi appelée « Marche du pain et des roses ». L’idée a fait son chemin à l’échelle internationale jusqu’à ce qu’on inaugure, en 2000, la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence faite aux femmes. Cinq ans plus tard, au Brésil, on assista au lancement de la Charte mondiale des femmes pour l’humanité, sous la forme d’une marche à relais. 

Ces manifestations ont incité les instances nationales et internationales à promouvoir la justice et le droit des femmes à la liberté et à l’égalité sur le plan juridique, politique et économique. 

16 - 17 mars - Pourim – Judaïsme 

(terme perse signifiant « sort », « hasard ») 

Ce jour, qui rappelle la joie de la délivrance, vise à commémorer le récit du livre d’Esther, tiré de la Bible juive. L’histoire se passe en 480 avant notre ère, à l’époque où la Judée avait été conquise par l’Empire perse. On y raconte qu’Esther, épouse du roi perse Xerxès, avait réussi à déjouer miraculeusement un complot d’extermination de la population juive orchestré par le ministre Haman, qui voulait tirer au sort le jour du massacre. 

Les enfants ont coutume de se déguiser à l’occasion de cette fête juive. À l’origine, on s’inspirait des personnages du récit d’Esther. Aujourd’hui, les costumes suivent l’imagination des enfants. 

À la synagogue, on récite le livre d’Esther. On tape du pied, on fait sonner la crécelle et on hue chaque fois que le prénom d’Haman est prononcé, ce qui amuse les plus jeunes. Il est également d’usage, en ce jour de fête, de préparer un festin, de faire des dons aux démunis en signe de solidarité dans l’adversité et de manger des pâtisseries de circonstance appelées Hamentaschen (« poches d’Haman ») ou Oznei Haman (« oreilles d’Haman »). 

Au Québec, ces dernières années, on a pu voir les enfants fréquentant l’école juive ou la synagogue porter des déguisements tout au long de cette journée. 

17 mars - Saint-Patrick, fête des Irlandais

Missionnaire chrétien, saint Patrick a joué un rôle majeur dans l’évangélisation de l’Irlande au Ve siècle. Il aurait en effet expliqué le mystère de la Sainte Trinité en utilisant le trèfle, devenu le symbole populaire de l’Irlande catholique. Il serait mort un 17 mars. La Saint-Patrick était déjà fêtée au IXe siècle, mais ce n’est qu’au XVIIe siècle qu’elle s’inscrit au calendrier liturgique. 

En Irlande, cette fête religieuse est un jour férié, depuis 1903. À cette occasion, on porte un trèfle à la boutonnière pour rappeler l’enseignement du saint. Si la Saint-Patrick n’est pas la fête nationale officielle du pays, le gouvernement de l’Irlande, devenu souverain en 1937, en a fait un festival annuel de la culture irlandaise. 

Au Québec, on compte 300 000 personnes d’origine irlandaise, majoritairement francophones et catholiques. Leurs ancêtres se sont installés à Montréal et dans plusieurs régions rurales. Depuis le XIXe siècle, à Montréal, la Saint-Patrick a pris l’allure d’une fête nationale qui s’accompagne d’un grand défilé où le trèfle et le vert sont à l’honneur. Cette fête, ouverte à la diversité, permet à tous de devenir Irlandais d’un jour. D’autres défilés se sont tenus ces dernières années, notamment dans la ville de Richmond, en Estrie, et à Québec. À noter qu’au Québec, on appelle généralement « tempête de la Saint-Patrick » la dernière tempête de neige de l’hiver. 

20 mars - Équinoxe du printemps

L’équinoxe est un point de l’orbite terrestre qui est atteint lorsque le soleil est à son zénith. L’équinoxe du printemps (ou équinoxe vernal) se produit en mars dans l’hémisphère Nord et en septembre dans l’hémisphère Sud. À ce moment précis de l’année, le jour et la nuit sont d’égale durée, mais, au lendemain de l’équinoxe de printemps, les jours deviennent plus longs que les nuits.

20 mars - Journée internationale de la Francophonie

Chaque année depuis 1988, la Journée internationale de la Francophonie donne lieu à de nombreuses activités pour célébrer la langue française et les 274 millions de personnes qui s’expriment dans cette langue sur la planète. 

La date du 20 mars a été retenue pour souligner la création, le 20 mars 1970, de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), devenue en 1998 l’Agence intergouvernementale de la Francophonie, puis, en 2005, l’Organisation internationale de la Francophonie. 

À sa fondation, en 1970, l’Organisation internationale de la Francophonie réunissait 21 États et gouvernements. En 2020, 54 États et gouvernements sont membres, 27 sont observateurs et 7 sont associés. 

20 mars - Norouz (plusieurs variantes orthographiques), Nouvel An perse

Date variable, autour de l’équinoxe du printemps entre le 19 et le 22 mars 

• An 1401 du calendrier persan 

(terme persan signifiant « nouvelle lumière », « jour nouveau ») 

Enraciné dans l’ancienne tradition zoroastrienne, le Nouvel An perse existe depuis au moins 3000 ans. Arrimé à l’équinoxe du printemps, symbole du renouveau, il se base sur l’un des premiers calendriers solaires du monde. 

Aujourd’hui, Norouz marque le renouveau printanier et est célébré par les peuples apparentés aux Perses (notamment les Kurdes et les Afghans) ainsi que par les peuples turcophones voisins (les Turcs, les Kazakhs et les Mongols). 

Le festival s’étend sur plusieurs jours, avant et après le Nouvel An. Outre le traditionnel nettoyage du printemps et la visite des proches, Norouz est un moment propice aux bonnes actions. Dans les jours qui précèdent, on allume de petits feux de joie dans les rues pour chasser les souffrances de l’année écoulée en récitant : « Je te donne mon jaune (mon teint blême, mes maladies), donne-moi ton rouge (la santé, la force). » 

2 avril - 2 mai Début du jeûne musulman du mois de ramadan – Islam

Date variable, recule d’environ onze jours chaque année, peut débuter le lendemain de la date indiquée en 

raison de l’observation des phases de la lune 

(ramadan : terme de l’arabe signifiant « chaleur intense », qui désigne le mois courant du calendrier 

lunaire musulman) 

Pour les musulmans, le ramadan est le nom du mois au cours duquel Dieu a commencé à leur révéler le Coran, en l’an 609. Il s’agit d’une période d’introspection propice au repentir, à la purification et à la charité. Le jeûne du ramadan, qui constitue le quatrième pilier de l’islam, est observé par les fidèles de l’aube jusqu’au coucher du soleil. Une fois la nuit tombée, la rupture quotidienne du jeûne (iftar) est souvent l’occasion de prendre part à des repas festifs en famille ou entre amis. 

En 2022, le ramadan se termine aux alentours du 2 mai avec l’Aïd al-Fitr, la fête de la rupture du jeûne, qui donne lieu à de nombreuses célébrations. 

10 avril - Dimanche des Rameaux (ou dimanche des Palmes chez les orthodoxes) – Christianisme

Date variable, dimanche avant Pâques (30 avril dans certaines églises orthodoxes selon le calendrier 

julien) 

(Sept jours avant Pâques, tous les chrétiens soulignent la Semaine sainte, qui rappelle les derniers jours de la vie terrestre de Jésus, depuis son entrée à Jérusalem jusqu’à sa mise au tombeau. En ce dimanche, on commémore l’arrivée triomphale de Jésus à Jérusalem à dos d’âne alors qu’on étalait des vêtements et des rameaux tout le long de son parcours pour honorer sa venue. 

À l’église, on bénit des branches de rameaux qui, une fois fanées, seront brûlées et serviront de cendres pour le mercredi des Cendres de l’année suivante. 

13 avril - Nouvel An solaire indien – Hindouisme

An 1944 du calendrier national indien 

Pour les hindous dans la plupart des régions de l’Inde, le 14 avril (parfois le 13) correspond au Nouvel An dans le calendrier solaire civil de l’ère Saka, adopté en Inde comme calendrier national en 1957. Des célébrations du nouvel an ont toutefois lieu à différentes dates dans plusieurs régions de l’Inde où d’autres calendriers sont en usage, comme dans la région du Deccan où le Nouvel An (Ugadi) est célébré le 1er avril 2022, dans le calendrier hindou (an 2079). 

À l’occasion de ce grand jour festif, on commémore, dans le nord du pays, la descente sur terre de la déesse Ganga par des bains rituels dans le Gange, le long des villes saintes. Ailleurs en Inde, cette fête est dédiée à d’autres divinités. Elle porte donc diverses appellations et est célébrée selon différentes traditions, à des dates qui varient légèrement. Par exemple, les Tamouls du Sri Lanka la désignent sous le nom de Puthandu. Dans le nord de l’Inde, les festivités coïncident avec la récolte du blé. 

15 - 23 avril - Pessah (ou Pesach ou Pessa’h) – Judaïsme

(terme hébreu signifiant « passage », « par-dessus » ; le mot Pâque s’emploie au singulier lorsqu’il désigne la fête juive) 

La Pâque juive commémore l’Exode, c’est-à-dire l’émigration des Hébreux hors de l’Égypte pharaonique, après deux siècles d’esclavage. Juste avant leur libération, l’Ange de la mort, qui s’emparait de tous les premiers-nés d’Égypte, avait survolé leurs maisons, sans plus, les épargnant ainsi de la malédiction de la dixième plaie d’Égypte. Sous la gouverne de Moïse, les Hébreux se sont enfuis si hâtivement qu’ils n’avaient pour le voyage que du Matsa, du pain azyme (sans levain). L’Exode a pris fin avec la traversée de la mer Rouge, qui marque le passage de la terre de servitude à la terre promise. Ce périple a constitué la naissance du peuple d’Israël, tel que relaté dans le second livre de la Bible qui porte aussi le nom d’Exode. 

Un grand nettoyage s’impose à l’approche de Pessah, une fête majeure qui s’étend sur huit jours. Le premier soir, les familles se rassemblent pour le rituel du seder, repas composé d’aliments rappelant les différents moments de l’Exode, notamment l’agneau pascal et le pain azyme.

13 avril - Nouvel An bouddhiste – Bouddhisme Theravada Date variable, première pleine lune d’avril

An 2566 du calendrier bouddhiste 

Les festivités du Nouvel An, qui durent trois ou quatre jours, marquent la fin de la saison des récoltes en Asie du Sud-Est. On s’y prépare en nettoyant la maison de fond en comble, en se purifiant du mal accumulé pendant l’année écoulée et en renouvelant les vœux de son engagement bouddhiste. Près des temples et des rivières, les fidèles érigent des stûpas de sable (monuments religieux évoquant la mort du Bouddha), qui seront ensuite nivelés pour symboliser le grand nettoyage et le début de la nouvelle année. La compassion les pousse à venir en aide aux animaux en difficulté ou aux personnes moins choyées. La célébration s’accompagne de danses, de batailles d’eau et de courses de bateaux. 

Le Nouvel An prend différentes appellations selon les pays et les origines culturelles : on l’appelle Chol Chnam chez les Khmers, Pi Mai chez les Laotiens et Songkranchez les Thaïlandais. 

Au Québec ces dernières années, dans les communautés khmères et laotiennes, la fête a d’abord été célébrée en famille. Dans les temples, des fidèles réunis avaient aussi la possibilité de partager un festin, de rencontrer les moines et de se ressourcer. En soirée, des festivités culturelles, mêlées de danses et de chants, ont aussi été organisées dans certains lieux publics. 

15 avril - Vendredi saint – Christianisme

Date variable, vendredi (5 mai dans certaines églises orthodoxes selon le calendrier julien) 

La veille de cette fête chrétienne, le Jeudi saint, on commémore la Cène, soit le dernier repas que Jésus a pris avec ses apôtres à l’occasion de la Pâque juive (voir Pessah). Il a profité de ce repas pour les initier au rite de l’eucharistie, avec du pain azyme (sans levain) et du vin, préfigurant son ultime sacrifice du lendemain. Rappel symbolique de ce sacrifice, la communion est au cœur du rituel chrétien. 

Le Vendredi saint, les chrétiens relatent la Passion de Jésus, c’est-à-dire ses souffrances et ses supplices. Après la trahison de Judas, Jésus est arrêté par les Romains et conduit devant le tribunal religieux du Sanhédrin, où il est accusé de blasphème pour avoir déclaré publiquement être le Messie. Ne pouvant appliquer la peine capitale, on le transfère au préfet romain Ponce Pilate, qui est contraint de le condamner à mort. Jésus est crucifié au mont Calvaire. 

Selon les pays, la Passion est soulignée par diverses manifestations. Toutes les églises catholiques possèdent d’ailleurs un chemin de croix (série de quatorze tableaux illustrant les étapes de la Passion). 

Dans plusieurs pays anglo-saxons, on mange ce jour-là la traditionnelle brioche du carême (hot cross bun), qui est décorée d’une croix en sucre glacé qui rappelle la crucifixion de Jésus.

17 avril - Pâques – Christianisme

Date variable, dimanche (7 mai dans certaines églises orthodoxes selon le calendrier julien) (terme dérivé de l’hébreu Pessah, signifiant « passage », « par-dessus ») 

Selon la tradition chrétienne, trois jours après sa crucifixion, Jésus a ressuscité du monde des morts au moment de la Pâque juive. À l’instar des disciples retrouvant leur maître, les chrétiens se réunissent pour commémorer dans la joie ce miracle marquant la fin du carême. 

Pâques est la plus importante fête chrétienne. Elle a lieu le dimanche suivant la première pleine lune du printemps. Cette méthode de calcul, quoique complexe, fait en sorte que Pâques est parfois célébré le même jour dans toutes les Églises chrétiennes (comme ce fut le cas le 16 avril 2017), même si certaines utilisent le calendrier grégorien et d’autres le calendrier julien. 

Du haut du balcon de la basilique Saint-Pierre de Rome, le pape procède à la bénédiction tant des citadins romains (urbi, terme latin signifiant « à la ville de Rome ») que des catholiques du reste du monde (orbi, terme latin signifiant « à l’univers »). 

Localement, les églises sont en effervescence et les fidèles qui ne vont à la messe qu’à cette occasion en profitent pour communier. 

Reprenant une tradition datant de l’Antiquité, les œufs que l’on donne aux enfants le matin de Pâques symbolisent la création. Pour les chrétiens, ils représentent la sortie de Jésus de son tombeau. À l’origine, on offrait des œufs cuits durs qui étaient décorés et peints. Selon une légende germanique, reprise par les Britanniques et les Américains, les œufs étaient apportés par le lièvre de Pâques. Au XVIIIe siècle, en France, on vidait les œufs et on les remplissait de chocolat fondant. À la fin du 

XIXe siècle, on a commencé à fabriquer des œufs moulés, faits de chocolat dur. 

27 avril - Jour commémoratif de l’Holocauste juif - Yom Hashoah 

Date variable suivant le calendrier juif luni-solaire 

Les juifs ont souffert des violences de l’antisémitisme au début du XXe siècle en Russie, puis dans les années 1930 en Europe centrale. Ils ont également connu un sort tragique pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), quand le parti nazi de l’Allemagne, aidé de régimes collaborateurs, a mis sur pied une politique de persécution systématique visant à anéantir toutes les communautés juives européennes par l’entremise de camps d’extermination. Cet événement, appelé « Holocauste » ou « Shoah » (ce qui signifie « catastrophe »), a fait six millions de victimes. Au terme de la guerre, le Canada a accueilli bon nombre de survivants. 

Saisie par les souvenirs et la douleur qui hantent toujours les nombreux survivants de la communauté juive au Québec, l’Assemblée nationale a voté, en 1999, la Loi proclamant le Jour commémoratif de l’Holocauste-Yom Hashoah au Québec, considérant « qu’il y a lieu de partager leurs souvenirs et leurs deuils et de réfléchir sur les leçons tirées de l’Holocauste ». La date de commémoration est établie en fonction du calendrier luni-solaire juif. 

En 1979, le musée du Centre commémoratif de l’Holocauste a ouvert ses portes à Montréal. On y présente des artefacts, des témoignages numérisés de cinq cents rescapés de la Shoah et ceux de survivants des génocides arménien, rwandais et cambodgien. 

Le 27 janvier (date fixe) est désignée en tant que Journée internationale de commémoration de l’Holocauste. 





1er mai - Journée internationale des travailleurs

En 1889, le Congrès international socialiste, tenu à Paris, a décidé de consacrer une journée internationale aux travailleurs du monde, la première manifestation devant avoir lieu l’année suivante. Depuis, le 1er mai est devenu jour de grève ou de revendication dans le but d’améliorer les conditions de travail, de réduire la durée de la journée de travail ou encore d’obtenir une augmentation salariale. 

Au Québec, cette fête, qui coïncide depuis quelques années avec la hausse du salaire minimum, reste moins populaire que la fête du Travail, célébrée en septembre. Cependant, les centrales syndicales ont coutume d’organiser, pour l’occasion, de grandes manifestations. 

2 - 3 mai - Aïd al-Fitr – Islam

Date variable, recule d’environ onze jours chaque année, peut avoir lieu le lendemain de la date indiquée 

en raison de l’observation des phases de la lune 

(terme arabe signifiant « fête de la rupture du jeûne ») 

Fête de fraternité, de gratitude, de pardon et de réconciliation, l’Aïd al-Fitr marque la rupture du 

jeûne musulman du mois de ramadan, d’une durée de 29 ou 30 jours. Elle a lieu le premier jour du mois de Chawwâl dans le calendrier hégirien. 

Ce jour-là, un des plus importants de l’année, plusieurs rituels sont observés par les fidèles : se lever avant l’aube, prendre un bain rituel et manger – préférablement des dattes - avant de quitter la maison vêtu de vêtements neufs ou de ses plus beaux habits, faire l’aumône généreusement, participer à la prière collective de l’Aïd à la mosquée ou en plein air, s’y rendre à pied dans la mesure du possible et prendre ensuite un chemin différent pour rentrer à la maison, dans le but de rencontrer le plus de gens possibles pour s’adresser des messages de félicitations. 

Les célébrations peuvent durer un, deux ou trois jours au cours desquels on se réunit en famille et entre amis pour s’échanger des vœux et se pardonner des rancœurs antérieures. Vêtements neufs, festins et cadeaux pour les enfants sont à l’honneur. 

17 mai - Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie

Si, au fil des années, l’homosexualité a été tour à tour réprimée, tolérée et acceptée, le XXe siècle a sans doute été la période la plus homophobe de l’histoire, notamment sous le régime nazi, en Union soviétique et aux États-Unis à l’époque de McCarthy. En dépit de l’évolution des mentalités et des avancées légales survenues depuis quarante ans, l’homosexualité est encore proscrite par la loi, parfois très sévèrement, dans plus de quatre-vingts pays. 

L’idée d’une journée consacrée à la lutte contre l’homophobie est née au Québec, en 2003. Trois ans plus tard se tenaient à Montréal les premiers jeux gays ainsi que la Conférence internationale sur les droits humains des communautés LGBT (lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres), dont est issue la Déclaration de Montréal de 2006 qui fait le point sur les droits des lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres, transsexuels, personnes en transition de sexe ou intersexuées. 

La date du 17 mai vise à commémorer ce jour de 1990 où l’Organisation mondiale de la Santé a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales. 

Pour célébrer cette journée mondiale, on organise, à l’école et au travail, des campagnes de lutte contre toutes les formes d’homophobie dont sont victimes les communautés lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres, que ce soit la discrimination, le harcèlement ou la violence physique. 

26 mai - Jour de l’Ascension du Christ – Christianisme

Date variable, jeudi (15 juin dans certaines églises orthodoxes selon le calendrier julien) 

Selon le Nouveau Testament, après sa résurrection du monde des morts, à Pâques, Jésus a vécu sur terre auprès de ses disciples pendant quarante jours, au terme desquels il s’est élevé du mont des Oliviers jusqu’au ciel pour retrouver son Père céleste. 

Le jeudi de l’Ascension, soit quarante jours après Pâques, les chrétiens de toutes les confessions commémorent le retour du Christ auprès du Père et la transcendance de son esprit dans le temps et l’espace. 

5 juin - Pentecôte – Christianisme

(terme du grec ancien pentekôstè, qui signifie « cinquantième [jour] ») 

Le jour de son ascension, Jésus a promis à ses disciples de leur offrir une aide qui les accompagnerait pour toujours. Dix jours plus tard, soit cinquante jours après Pâques, le Saint-Esprit (troisième personne de la trinité chrétienne, les deux autres étant Dieu le Père et le Christ) s’est présenté, sous la forme de langues de feu, aux apôtres, qui se précipitèrent dès lors dans les rues de Jérusalem pour porter, dans toutes les langues, le message de la résurrection. 

Le septième dimanche après Pâques, les chrétiens de toutes les confessions célèbrent la venue du Saint-Esprit.

4 - 6 juin - Chavouot (ou Shavouoth) – Judaïsme Dates variables

(terme hébreu signifiant « semaines ») 

La fête de Chavouot est l’une des cinq fêtes prescrites par la Torah (les autres étant Roch ha-Chanah, Yom Kippour, Soukkot et Pessah), bien qu’elle soit la moins populaire des cinq. Ce festival, qui marquait à l’origine la fin des sept semaines de la récolte des grains, aussi appelé « don de la Torah », commémore le jour où Moïse a reçu la Torah sur le mont Sinaï. Ce jour-là, les juifs durent consommer des mets faits à partir de produits laitiers, le temps de rendre leur viande casher (on écrit parfois kascher ou cacher en français, Kasher ou Kosher en anglais). 

Pour les juifs, la Torah constitue la Parole de Dieu ; elle énonce les dix commandements de Dieu, établit les règles de vie religieuse, notamment celles de l’alimentation casher, et libère l’être humain des considérations mondaines. C’est aussi le nom de la première et plus ancienne partie de la Bible juive. 

Cette fête marque le début de la moisson du blé. Jadis, les juifs offraient une partie de leurs récoltes au Temple de Jérusalem. Aujourd’hui, on décore de fleurs et de feuillages les écoles et les synagogues. Pour différentes raisons symboliques, le premier jour de Chavouot, on consomme des mets à base de produits laitiers (fromages, falafels au yogourt, gâteaux au fromage). 

20 juin - Journée mondiale des réfugiés

Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le statut de réfugié s’applique à « toute personne qui, craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ». À la fin de 2012, environ 45,2 millions de personnes ont été condamnées à l’exil (réfugiés) ou forcées de trouver asile à l’intérieur de la frontière nationale (déplacés internes). Les trois quarts d’entre elles sont directement prises en charge par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés. 

Devant les souffrances causées par l’insécurité, le dénuement, la mort et la dislocation des familles, le Québec fournit sa part d’efforts pour venir en aide aux demandeurs d’asile. Il a en effet mis sur pied le Plan d’action du gouvernement du Québec pour l’accueil et l’intégration des personnes réfugiées sélectionnées à l’étranger et accueille chaque année de 2300 à 2500 réfugiés, dont la majorité sont à la charge de l’État. 

Par ailleurs, en 2011, le juriste québécois François Crépeau a été élu rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’Homme des migrants, une fonction créée en 1999 par la Commission des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies. 

Source : http://www.unhcr.fr/4bea748d6.pdf

21 juin - Solstice d’été

Date variable, souvent le 21, parfois le 20 ou le 22 

Le solstice d’été est le moment de l’année où le soleil atteint son point le plus haut dans le ciel par rapport aux étoiles. C’est le jour où le nombre d’heures d’ensoleillement est à son maximum et, par conséquent, c’est le jour le plus long dans tout l’hémisphère Nord. Le phénomène est plus marqué encore dans les régions nordiques, car l’écart de durée entre le jour et la nuit s’agrandit à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur.

7 - 12 juillet - Début du pèlerinage à La Mecque – Islam

Date variable, recule d’environ onze jours chaque année, peut avoir lieu le lendemain de la date indiquée 

en raison de l’observation des phases de la lune 

Les dix premiers jours du dernier mois du calendrier lunaire musulman (dhou al-hidja, « mois du pèlerinage ») sont les plus importants de l’année musulmane. C’est un moment privilégié pour accomplir des actes pieux et donner aux démunis. 

Chaque musulman qui en a la capacité doit, au moins une fois dans sa vie, entreprendre un pèlerinage (hadj) à La Mecque. Ce voyage de dévotion a lieu, chaque année, du 8 au 12 du mois du pèlerinage. Pendant cette période, deux millions de croyants se rassemblent pour faire l’expérience du sacré et de la solidarité humaine. Les pèlerins s’efforcent de s’unir à Dieu, toujours présent dans leur esprit, et se consacrent au sens du partage en s’alliant avec des croyants d’autres origines ethnoculturelles. Le moment fort du périple se produit lorsque les milliers de pèlerins tournent autour du célèbre temple de la Kaaba (en forme de cube noir) qui, selon la tradition musulmane, aurait été édifié par Abraham (Ibrahim) et son fils Ismaël. Le neuvième jour du pèlerinage, appelé « jour d’Arafa », est consacré à un jeûne qui absout les péchés mineurs des deux dernières années. Le lendemain, on fête l’Aïd al-Adha. 

9 - 13 juillet Aïd al-Adha – Islam

Date variable, recule d’environ onze jours chaque année, peut débuter le lendemain de la date indiquée en 

raison de l’observation des phases de la lune 

(terme arabe signifiant « fête du sacrifice ») 

Dans la tradition islamique, il n’y a que deux fêtes reconnues par tous les musulmans du monde : l’Aïd al-Adha, fête du sacrifice, et l’Aïd al-Fitr, rupture du jeûne du mois du ramadan, qui aura lieu au début du mois de mai 2022. 

L’Aïd al-Adha est la plus importante des deux célébrations. Aussi appelée « Aïd al-Kebir », la « grande fête » a lieu le dixième jour du mois de pèlerinage (dhou al-hidja) et s’étend sur trois à quatre jours. Elle vise à commémorer l’obéissance d’Abraham, qui était prêt à sacrifier son fils sur ordre de Dieu, mais qui fut arrêté au dernier moment par l’archange Gabriel (ou Jibril, en arabe). À la fin du pèlerinage, on procède au sacrifice d’un mouton, qui rappelle symboliquement cet épisode. Dans les pays musulmans, le mouton est parfois remplacé par un agneau, sinon une chèvre. Les familles remettent un tiers de l’animal en aumône aux plus démunis. 

Pour souligner le pèlerinage qui a eu lieu à La Mecque, la tradition veut que, le matin, on se rende à la mosquée à pied et qu’on en revienne en empruntant un trajet différent.

30 juillet - Ras al-Am el-Hejri ou 1er Moharam – Islam

Date variable, recule d’environ onze jours chaque année, peut avoir lieu le lendemain de la date indiquée 

en raison de l’observation des phases de la lune 

(terme arabe signifiant « tête de l’année ») 

• An 1443 du calendrier musulman ou hégirien 

Cette fête marque le premier jour de l’année lunaire musulmane. Elle est parfois appelée « Moharam », car elle coïncide avec le premier jour du mois musulman du même nom. Ras al-Am est la forme abrégée de Ras al-Am Al-Hejri, qui se traduit littéralement par « tête de l’année de l’Hégire » (de l’arabe hijri, qui renvoie à l’idée d’« émigration »). On fait ici référence au départ de Mohammed, en 622, de La Mecque, où il était mal accepté en tant que prophète. Il a alors émigré avec une centaine de compagnons à Yatrib (aujourd’hui Médine) et y a fondé une nouvelle société. C’est le commencement d’une ère nouvelle : l’Hégire. 

Le Nouvel An musulman n’est pas jour de grandes célébrations. Traditionnellement, on souligne ce passage par un repas festif en famille. Au Maghreb, la coutume veut que l’on garde allumées des bougies de couleur jusqu’à minuit.

12 août - Journée internationale de la jeunesse

Le 17 décembre 1999, l’Assemblée générale de Nations Unies a désigné le 12 août comme Journée internationale de la jeunesse. Célébrée dans le monde entier, cette fête civile permet de mettre en évidence le potentiel des jeunes en tant que partenaires de la société d’aujourd’hui, en tant qu’acteurs essentiels du changement, mais aussi d’attirer l’attention internationale sur les défis et les épreuves auxquels ils font face. Étant ceux qui paient souvent le plus lourd tribut dans les situations de conflit et de violence, les jeunes sont également indispensables à toute solution en faveur de la paix. 

8 août - Achoura – Islam

Date variable, recule d’environ onze jours chaque année, peut avoir lieu le lendemain de la date indiquée 

en raison de l’observation des phases de la lune 

(du terme arabe achara, signifiant « dix ») 

Bien qu’elle soit commune à tous les musulmans, cette fête, célébrée le dixième jour du premier mois dans le calendrier musulman ou hégirien, revêt une signification différente pour les sunnites et les chiites. 

Les sunnites commémorent la libération de Moïse (dit Moussa) et de son peuple des mains du pharaon d’Égypte, qui les maintenait en esclavage. Moïse est un des prophètes prêcheurs de l’islam. À l’occasion de cette fête, qui rappelle le Yom Kippour juif, les sunnites observent deux jours de jeûne, couronnés par un grand repas festif. 

Pour les chiites, l’Achoura constitue une célébration importante, car elle souligne la mort tragique, en 680, de l’imam Hussein, petit-fils du prophète Mohammed, et de 72 de ses proches au cours d’une bataille cinglante à Kerbala (Irak) contre l’armée du calife omeyyade (grand empire islamique du Moyen Âge). L’imam était le chef spirituel de la communauté chiite. Dans les mosquées ont lieu des cérémonies émouvantes au cours desquelles le récit de la passion d’Hussein est raconté, idéalement par un poète spécialisé. Les gens y expriment librement leur tristesse à l’idée que leurs ancêtres aient abandonné leur chef spirituel à Kerbala. 

6 septembre - Fête du Travail

À la fin du XIXe siècle, grâce à l’industrialisation et aux manifestations ouvrières, on a commencé à reconnaître la contribution fondamentale des travailleurs à la construction des sociétés. En Amérique du Nord, la fête du Travail, qui a lieu le premier lundi de septembre, est une occasion de leur rendre hommage. En 1894, le gouvernement du Canada a promulgué une loi pour faire de cette fête un jour férié. Aujourd’hui, la fin de semaine qui précède la fête du Travail marque la transition entre les vacances d’été et la rentrée (scolaire, culturelle, médiatique, politique, etc.). Ailleurs dans le monde, on célèbre plutôt la Journée internationale des travailleurs, le 1er mai.

25 - 27 septembre - Roch ha-Chanah ou Rosh Hashanah – Judaïsme 

(terme hébreu signifiant « tête de l’année ») 

• An 5782 du calendrier juif ou hébraïque 

Cette fête marque le début (la tête) de l’année juive et vise à commémorer le premier jour de la création du monde dont Dieu est le roi. Suite à un mois consacré à l’examen de conscience et au repentir envers les autres, c’est aussi le jour où Dieu juge les actions des fidèles pendant l’année écoulée et il inscrit dans son livre s’ils ont été bons, mauvais ou entre les deux. Les inscriptions dans le livre de Dieu seront scellées lors de la fête de Yom Kippour et, comme les fidèles ne connaissent pas le jugement que Dieu a inscrit dans son livre à leur sujet, ils ont encore dix jours de pénitence, aussi appelés « jours redoutables », pour montrer la sincérité de leur repentir. 

À Roch ha-Chanah, les juifs ne travaillent pas. Ils se consacrent à la prière et au recueillement. La fête se passe généralement en famille. À la synagogue, on sonne le schofar (corne de bélier) pour appeler les juifs à se repentir et à expier leurs fautes en vue d’amorcer l’année du bon pied. À la maison, les deux soirs sont consacrés à des repas familiaux composés d’aliments symbolisant le pardon, la douceur et la prospérité (dattes, grenades, pommes, tête de mouton). 

8 septembre - Journée internationale de l’alphabétisation de l’UNESCO

Cette journée mondiale, proclamée en 1965 à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), vise à souligner l’importance de l’alphabétisation comme outil d’accès à l’autonomie et d’éducation collective. Selon cet organisme, l’alphabétisation « est essentielle pour éliminer la pauvreté, réduire la mortalité infantile, freiner la croissance démographique, instaurer l’égalité des genres et assurer le développement durable, la paix et la démocratie ». Dans cette perspective, l’alphabétisation est considérée aujourd’hui comme un droit fondamental. 

Source : https://fr.unesco.org/commemorations/literacyday. 

4-5 octobre - Yom Kippour – Judaïsme

(terme hébreu signifiant « jour des propitiations ») 

Le jour du Grand Pardon (Yom Kippour) est la fête juive la plus sainte et la plus importante de l’année. En souvenir de la faute d’adoration du veau d’or relatée dans la Bible, ce jour d’expiation est entièrement consacré à la prise de conscience et au repentir. 

Après que Moïse a libéré les Hébreux (juifs) tenus en esclavage dans l’Égypte pharaonique, ceux-ci durent errer pendant quarante ans autour du mont Sinaï avant d’entrer en terre d’Israël. Durant cet exil, ils furent, un moment, sensibles au paganisme, représenté par l’adoration du veau d’or (voir Pessah et Chavouot). 

Yom Kippour est un jour de jeûne total où l’on arrête toute activité pour entreprendre une véritable introspection et méditer sur soi-même. Ce jour est une fenêtre où Dieu donne une seconde chance. On prie, on reconnaît ses torts et on demande pardon à ceux que l’on a blessés. Certains passent la journée à la synagogue. Comme on le fait à Roch ha-Chanah, on sonne le schofar (corne de bélier). Yom Kippour et Roch ha-Chanah sont des fêtes dites austères, car elles appellent à une profonde réflexion. 

9 - 16 octobre - Soukkot – Judaïsme

(terme hébreu signifiant « tentes », « huttes », « abris temporaires ») 

Cette fête, qui coïncide avec la fin des récoltes, rappelle les quarante années que les Hébreux ont passées dans le désert à leur sortie d’Égypte. Ils ont vécu sous une tente (soukkah, au singulier ; soukkot, au pluriel) sous les auspices bienveillants de Dieu. 

Les familles construisent, à l’aide de branchages, une soukkah à ciel ouvert dans laquelle elles mangeront et dormiront, chaque fois que c’est possible. Les enfants participent à la décoration intérieure, qui se doit d’être gaie et colorée. Les éléments ornementaux, notamment des fruits et autres végétaux, revêtent une riche valeur symbolique, en souvenir du récit biblique. Soukkot, Pessah et Chavouot sont des fêtes dites de pèlerinage. Dans plusieurs arrondissements de Montréal, de Côte- Saint-Luc à Outremont, on a pu observer ces dernières années les soukkot érigées dans les cours, les jardins et sur les balcons. 

21 septembre - Journée internationale de la paix

L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé, en 1981, une journée internationale consacrée à la paix. À l’occasion de cette journée, célébrée le 21 septembre depuis 2002, toutes les nations du monde sont invitées à négocier un cessez-le-feu dans les zones de combat. 

Chaque année, pendant la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée générale des Nations Unies, le secrétaire général fait sonner la Cloche de la paix. Offerte par le Japon en 1954, cette cloche a été conçue à partir de pièces de monnaie collectées par des enfants d’une soixantaine de pays. 

Cette journée constitue un moment propice pour réfléchir aux conflits qui sévissent un peu partout sur la planète. Plusieurs grandes villes du monde organisent, pour l’occasion, diverses activités pour la paix et l’unité. 

23 septembre - Équinoxe d’automne

Date variable, souvent le 22, parfois le 23

L’équinoxe est un point de l’orbite terrestre qui est atteint lorsque le soleil est à son zénith. L’équinoxe d’automne se produit en septembre dans l’hémisphère Nord et en mars dans l’hémisphère Sud. À ce moment précis de l’année, le jour et la nuit sont d’égale durée, mais, au lendemain de l’équinoxe d’automne, les nuits deviennent plus longues que les jours.

2 octobre - Journée internationale de la non-violence

« La Journée internationale de la non-violence est célébrée le 2 octobre, jour anniversaire de la naissance du Mahatma Gandhi, chef du mouvement pour l’indépendance de l’Inde et pionnier de la philosophie et de la stratégie de la non-violence. 

En vertu de la résolution de l’Assemblée générale du 15 juin 2007 [A/RES/61/271], la Journée internationale est l’occasion de “diffuser le message de la non-violence notamment par des actions d’éducation et de sensibilisation”. La résolution réaffirme “la pertinence universelle du principe de non-violence” et souhaite “favoriser une culture de paix, de tolérance, de compréhension et de non- violence”. 

En proposant la résolution à l’Assemblée générale, au nom de ses 140 coauteurs, le ministre des Affaires étrangères de l’Inde, M. Anand Sharma, a déclaré que le grand nombre et la diversité des coauteurs du projet de résolution témoignent du respect universel que Mahatma Gandhi inspire et de la pertinence immuable de sa philosophie humaine. Citant les propos de Gandhi, il a dit : “La non-violence est la plus grande force que l’humanité ait à sa portée. Elle est plus puissante que l’arme la plus destructive inventée par l’ingéniosité de l’homme.” » 

31 octobre - Halloween et Journée nationale de l’UNICEF

(contraction de l’expression anglaise All Hallows’ Eve, signifiant « veille de tous les saints », c’est-à-dire « veille de la Toussaint »)

Vieille de 2500 ans, l’Halloween marque la veille du Samain (Nouvel An celte), fête très répandue en Gaule et dans les îles Britanniques. Selon la tradition, le monde des morts rejoint celui des vivants pendant la nuit du Samain. On boit de la bière et de l’hydromel, l’ivresse favorisant le contact avec les esprits qui, de leur côté, perdent leur invisibilité. On laisse de la nourriture aux portes des villages pour apaiser les visiteurs de l’au-delà.

Cette fête est devenue plus tard la favorite des enfants qui, suivant la coutume chrétienne, laissent un panier à la porte des maisons pour recevoir des friandises. Le soir tombé, ils reviennent réclamer leur dû, déguisés en fantômes, en spectres ou en sorcières. La lanterne emblématique de l’Halloween, un navet en forme de tête de mort, évidé et éclairé de l’intérieur avec une bougie, vient pour sa part d’un vieux conte irlandais.

Portée par l’immigration irlandaise à la fin du XIXe siècle, l’Halloween est fêtée partout en Amérique du Nord, où la citrouille a remplacé le navet. Le soir, les enfants visitent les maisons pour demander des friandises en criant, selon une tradition plus récente : « Trick or treat » (« Farce ou friandise »). Au Québec, on optait autrefois pour une formule moins menaçante : « La charité, s’il vous plaît. »

C’est en 1950, à Philadelphie, que des écoliers ont collecté pour la première fois de l’argent pour l’UNICEF pour aider les enfants du monde. Ils ont récolté 17 dollars au total. La tradition s’est ensuite rapidement répandue et c’est en 1955 que s’est tenue au Canada la première Journée nationale de l’UNICEF, au cours de laquelle les enfants peuvent amasser des fonds pour l’organisme en plus de recueillir des friandises.

1er novembre - Toussaint – Catholicisme et certaines Églises protestantes

Cette fête est celle de tous les saints. En 837, à l’époque où le christianisme progressait dans le nord de l’Europe, le pape Grégoire IV a voulu faire disparaître la fête celtique des Morts (Samain) en introduisant la Toussaint dans le calendrier liturgique. À l’instar de l’Halloween et de la fête des Défunts, la Toussaint exprime la continuité entre le monde terrestre et le monde céleste en reliant les croyants à tous les saints qui vivent dans la béatitude céleste (dont les martyrs de l’Église), qu’ils soient canonisés ou non. 

24 novembre - Thanksgiving 

Christianisme (États-Unis) Date variable, quatrième jeudi de novembre (terme anglais signifiant « Action de grâce »)

Le jour de Thanksgiving, qui se célèbre le quatrième jeudi de novembre aux États-Unis, vise à commémorer la toute première récolte, en 1621, des colons anglais établis en Nouvelle-Angleterre. Ces pères pèlerins étaient des dissidents religieux anglais qui s’étaient embarqués, en 1620, à bord du célèbre bateau Mayflower pour fonder la colonie de Plymouth, dans le Massachusetts. Ils ont pu survivre grâce à l’aide des Autochtones, qui leur ont offert de la nourriture et leur ont montré les rudiments de l’agriculture (patates douces, citrouilles) et de la chasse (dindon sauvage).

Soulignée par trois jours de festivités, Thanksgiving est devenue une fête officielle en 1863, sous le gouvernement d’Abraham Lincoln, en pleine guerre de Sécession. Le repas traditionnel comprend dinde rôtie et tarte à la citrouille.

27 novembre

Premier dimanche de l’avent, période de préparation à Noël – Christianisme

Date variable

Le quatrième dimanche avant Noël, la plupart des chrétiens se préparent, avec une certaine retenue, à l’avènement de la naissance de Jésus, le Messie. Le premier jour de l’avent marque le début de l’année liturgique des Églises catholique et protestantes.

Selon une tradition allemande du début du XXe siècle, qui a été reprise 50 ans plus tard en France et aux États-Unis, les parents remettent à leurs enfants un calendrier de l’avent comportant 24 petites fenêtres à ouvrir une à une chaque matin de décembre, pour les faire patienter jusqu’à Noël. Aujourd’hui, certains calendriers incorporent des friandises ou des chocolats.

Dans certaines Églises chrétiennes, cette période qu’on appelle Carême ou Jeûne de la nativité dure six semaines et débute à la mi-novembre.

18 - 26 décembre - Hanouka – Judaïsme

(terme hébreu signifiant « inauguration »)

Cette fête commémore la victoire, en 164 avant notre ère, des troupes du résistant juif Judas Maccabée sur l’armée du tyran grec Antioche Épiphane et, plus exactement, le miracle de la fiole d’huile après la libération du Temple de Jérusalem. En effet, l’huile contenue dans cette fiole était, semble-t-il, à peine suffisante pour allumer pendant une journée les chandelles de la menora (chandelier à sept branches), mais elle brûla miraculeusement durant huit jours.

En guise de rappel, on allume chaque soir, pendant huit jours, une chandelle supplémentaire de la hanoukia (chandelier à huit branches). On sert des mets cuits dans l’huile et on remet aux enfants une petite toupie décorée de symboles rappelant les fondements du récit.

Aujourd’hui, à la nuit tombée, une profusion de lampes et de chandelles éclairent les fenêtres et les entrées des maisons. De plus en plus, la « fête des lumières » porte un message non religieux par lequel juifs et non-juifs reconnaissent que la lumière se doit d’être partagée.

10 décembre - Journée internationale des droits de l’Homme

Le 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait la Déclaration universelle des droits de l’Homme et, deux ans plus tard, elle invitait les pays et les organisations internationales à souligner, chaque année, ce moment historique. La Déclaration universelle des droits de l’Homme comporte trente articles que s’engagent à respecter, sans contrainte juridique, tous les pays signataires. De 2004 à 2008, c’est la Québécoise Louise Arbour qui occupait le poste de haut-commissaire aux droits de l’Homme au sein de l’Organisation des Nations Unies. 

À l’instar de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, ratifiée par la France en 1789, et d’autres chartes telles que la Déclaration des droits (Bill of Rights) des États-Unis de 1791, la Déclaration universelle des droits de l’Homme (dont le texte original est rédigé en français) garantit à tous les êtres humains les mêmes droits fondamentaux, y compris l’égalité devant la loi. Les chartes nationales ont nourri la réflexion sur les diverses formes de discrimination et ont renforcé les libertés, ce qui a notamment permis l’abolition de l’esclavage et l’avènement d’une société plus égalitaire pour 

les femmes. 

21 décembre - Solstice d’hiver

(dérivé des termes latins sol, signifiant « soleil », et stare, « s’arrêter ») 

Le solstice d’hiver est le moment de l’année où le soleil atteint son point le plus bas dans le ciel par rapport aux étoiles. C’est par conséquent le jour le plus court dans tout l’hémisphère Nord. Le phénomène est plus marqué encore dans les régions nordiques, car l’écart de durée entre le jour et la nuit s’agrandit à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur. 

25 décembre - Noël – Christianisme

Date fixe (7 janvier dans certaines Églises orthodoxes selon le calendrier julien) (du terme latin natalis, signifiant « [jour de la] nativité ») 

C’est en 353 que l’Église a choisi la date du 25 décembre pour célébrer, dans tout l’Occident, la nativité de Jésus et ainsi remplacer l’ancienne fête païenne du solstice d’hiver. Le choix était approprié, puisque le Christ représente la lumière du monde et que le solstice annonce la victoire du soleil sur l’hiver. 

La fête de Noël rappelle la naissance de Jésus dans une étable de Bethléem, un jour où les auberges étaient pleines. L’enfant Jésus, entouré de sa mère, Marie, et de son père, Joseph, était gardé au chaud par le souffle d’un bœuf et d’un âne. Des anges ont propagé la nouvelle de la naissance du Messie à des bergers, qui se présenteront, de même que trois rois mages, auprès du nouveau-né. Tous ces personnages du récit occupent d’ailleurs une place de choix dans la crèche apparue au XIIIe siècle, qu’on retrouve ensuite sous le sapin de Noël. 

La décoration de l’arbre de Noël est une vieille tradition allemande popularisée en Angleterre par la reine Victoria (dont la mère était d’origine allemande) et qui s’est par la suite répandue en Amérique du Nord. 

Dans plusieurs pays d’Europe, c’est le 6 décembre qu’on distribue des cadeaux aux enfants en l’honneur de saint Nicolas (Sinterklaas en néerlandais, Santa Claus en anglais). Ce personnage, vêtu de rouge comme un évêque, est le protecteur des écoliers et il récompense les plus sages avec des bonbons et des cadeaux. Saint Nicolas est en fait l’ancêtre du père Noël, qui a d’ailleurs pris le nom de Santa Claus dans les communautés anglophones de l’Amérique du Nord.